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Né en 2008, L’Heureux Cyclage, réseau des ateliers vélo participatifs et solidaires de réparation de vélos, a pour objet de promouvoir et valoriser l’activité des « Ateliers vélo ».


L’Heureux Cyclage

Le réseau des ateliers participatifs et solidaires de réparation de vélo

L’Heureux Cyclage fédère en France plus de 125 associations qui animent sans but lucratif des ateliers vélo. Les ateliers vélos, dont les premiers vélo sont apparus en France à Grenoble et à Lyon en 1994 , se définissent par leurs activités de promotion active du vélo basées sur le réemploi de vélos inutilisés et l’apprentissage de la mécanique.
Les ateliers vélo membres du réseau signent une charte qui définit l’activité des ateliers vélo participatifs et solidaires. Ainsi, L’Heureux Cyclage est un réseau qui rassemble les ateliers vélo qui partagent les objectifs de :
• favoriser la pratique du vélo au quotidien,
• remettre en circulation des vélos délaissés,
• réutiliser les pièces détachées et recycler les matières premières,
• échanger les savoir-faire autour de la mécanique et de la pratique du vélo en ville.

L’Heureux Cyclage veut permettre l’échange d’expérience, la mutualisation des connaissances et favoriser la création d’Ateliers vélo dans tous les quartiers en France et à l’étranger.

Un réseau dynamique

L’Heureux Cyclage coordonne les échanges d’expériences entre les ateliers vélo et vient en appui à tous ceux qui veulent agir pour développer la vélonomie : réalisation d’études et enquêtes (le Panorama, enquête annuelle sur les ateliers vélo), rencontres régionales, rencontres nationales annuelles, mise à disposition de supports de communication…
L’activité des ateliers vélo se développe très rapidement dans les agglomérations et en zone rurale. Répondant à un besoin réel des cyclistes quotidien·nes, les projets d’ateliers vélo se multiplient.
Moins d’une dizaine étaient en fonctionnement en 2006, on en dénombre 220 dix ans plus tard, représentant 80 000 usager·ères, 4 000 bénévoles et 280 emplois en équivalent temps-plein.
Au travers de ses actions, L’Heureux Cyclage souhaite dynamiser ce développement et le faciliter autant que possible.

L’activité des ateliers vélo participatifs et solidaires

Les ateliers vélo sont des lieux de promotion active du vélo
Les ateliers sont des lieux pour promouvoir l’usage du vélo comme moyen de transport en facilitant l’entretien et la réparation des vélos. Ils ont comme vocation de multiplier le nombre de cyclistes quotidien·nes en offrant la possibilité d’acquérir un vélo et de l’entretenir à moindre coût.
Les ateliers vélo sont des lieux de recyclage et de revalorisation
L’activité des ateliers vélo se base sur la revalorisation des vélos abandonnés et des pièces détachées. Les ateliers donnent une nouvelle vie aux vélos abandonnés.
Les ateliers vélo sont des lieux de transfert de connaissance
Les ateliers sont des lieux d’apprentissage pour permettre à chacun·e de devenir autonome (ou « vélonome ») dans sa pratique du vélo. Cet épanouissement dans la mécanique se veut participatif et solidaire : chacun·e est invité·e à apprendre à d’autres comment entretenir ou réparer sa bicyclette.

Les actions du réseau

L’appui à la gestion des ateliers

• Le développement d’outils informatiques adaptés : le BiCloud
• L’organisation de formations
• Appui logistique et technique

L’appui à la coopération entre les ateliers

• Coordination et coopérations territoriales ou Territorialisation
• Partage d’informations et retours d’expériences
• Rencontres nationales
• Accueil de cyclo-voyageurs

Les initiatives et actions au nom du réseau

• Représentation des ateliers, partenariats et communication au grand public
• Communication du réseau
• Études et Panorama
• Veille et recensement
• Lutte contre le sexisme


La raison d’être de L’Heureux Cyclage

La ville serait plus belle à vélo ! Notre manière d’organiser la mobilité urbaine associe allègrement gaspillage et pillage de nos ressources énergétiques, spatiales, humaines. Les Ateliers Vélo cherchent à remettre un peu de cohérence par la promotion du vélo, du recyclage et de l’apprentissage personnel.



Le vélo comme alternative à l’automobile

La moitié des déplacements urbains en automobile dans nos agglomérations font moins de 3 kilomètres. En transférant cette part des déplacements vers le vélo, nous rendrions nos villes et notre planète plus agréables à vivre.

Est-il en effet encore besoin de répéter les aberrations que représente l’usage abusif de l’automobile en ville ?

  • Au niveau local, les citadins subissent les nuisances sonores et la pollution atmosphérique, des pertes de liens sociaux dans les quartiers, perte de temps dans les embouteillages et perte de la bonne humeur...
  • Au niveau global, le système automobile contribue au changement climatique, au pillage des ressources pétrolières, aux conflits armés qui y sont liés, au soutien inconditionnel à des dictatures au mépris des peuples, à la globalisation financière et à l’idéologie du "paraître et de l’avoir".



Les Ateliers Vélo pour favoriser l’usage du vélo

Beaucoup de gens motivés par une envie de gagner du temps, d’avoir une activité physique, d’économiser de l’argent, de respecter l’environnement et ses concitoyens, souhaitent essayer le vélo. Toutefois ce passage n’est pas toujours facile ! De nombreuses questions se posent et sont autant d’obstacles au report modal.

  • Où dois-je acheter un vélo ? Quel vélo puis-je acheter ? Quoi faire pour ne pas me le faire voler ? Où vais-je le garer ?
  • Où puis-je apprendre à faire du vélo ? Comment faire pour circuler en ville en toute sécurité ?
  • Comment faire pour le réparer et l’entretenir ?

Les Ateliers Vélo tentent de répondre à ces interrogations et supprimer certains de ces obstacles en recyclant des vélos pour du permettre à moindre coût d’apprendre à réparer son vélo, d’acquérir un vélo d’occasion, en favorisant les échanges entre cyclistes et en organisant des événements festifs autour du vélo.


L’Heureux Cyclage pour développer les Ateliers Vélo

Le réseau des Ateliers Vélo s’est structuré pour favoriser le développement et des Ateliers à travers la France et au-delà. D’un côté, il sert de plateforme d’échange entre les Ateliers et les porteurs de projets.
D’un autre côté, il sert de porte-parole national pour mieux faire connaître aux pouvoirs publics et aux autres acteurs potentiels les nombreux projets d’Ateliers Vélo et les enjeux auxquels ils font face.

Le réseau souhaite ainsi faire écho aux besoins des ateliers :

  • pouvoir disposer de locaux pour organiser cette activité.
  • pouvoir récupérer les vélos en déchetteries.
  • disposer de subventions pour appuyer l’activité des Ateliers.

Enfin, il doit permettre de faciliter les contacts avec les Ateliers Vélos en activité à l’étranger.


Principes fondateurs

Promotion active du vélo

Les ateliers sont des lieux pour promouvoir l’usage du vélo en ville en facilitant l’entretien et la réparation des vélos. Ils ont comme vocation de multiplier le nombre de cyclistes quotidiens dans nos villes en offrant la possibilité d’acquérir un vélo et de l’entretenir à moindre coût.

Permettre un usage quotidien du vélo

Les ateliers souhaitent favoriser l’usage du vélo et permettre le développement de nouvelles pratiques cyclistes. En permettant l’acquisition de vélos d’occasion d’une part et la réparation à moindre prix, les ateliers ont vocation à faciliter la mise en selle de nouveaux cyclistes. Le fait d’avoir un lieu où on peut réparer son vélo quelque soit le problème garantie un usage plus fréquent du vélo.

En mettant à disposition un service collectif, les ateliers souhaitent voir augmenter le nombre de cyclistes et, par le nombre, pacifier les rues et rendre la ville plus agréable.

Les animations de rue

Les associations qui gèrent des ateliers vélo s’investissent généralement dans des actions d’animations de rue. Elle peuvent prendre la forme de masses critiques ou de vélorutions, de déambulations festives voire de manifestations à vélo, etc.

Par ailleurs, les ateliers s’investissent dans bien d’autres actions festives (ateliers de rue, ballades urbaines, fête du vélo, etc.) voire revendicatives (actions sur site, etc.).

Une véloparade dans les rues de Grenoble

Les ateliers sont des lieux de productions d’objets roulants non motorisés non identifiés. Avec un peu d’imagination et un poste à soudé, les mécaniciens des ateliers produisent parfois des engins un peu fous ! L’objectif est de transformer l’imaginaire du grand public au sujet du vélo...

De manière plus pratiques, les ateliers peuvent permettre de construire des remorques ou de les prêter pour permettre là encore de changer les perspectives vis-à-vis de l’usage de vélo et de la mobilité.

Faire entendre la voix d’un usager vulnérable

Enfin, de nombreux ateliers souhaitent porter la voix des cyclistes à travers la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), tandis que d’autres sont animés par des collectifs qui s’inscrivent dans le mouvement vélorutionnaire.

Réemploi et revalorisation des vélos

L’activité des Ateliers Vélo se basent sur la revalorisation des vélos abandonnés et des pièces détachées. Les caves de nos villes regorgent de vélos depuis que l’automobile a pris une place dominante dans les rues.

Les ateliers tentent de donner une nouvelle vie à ces vélos selon le principe des 3R (Réduire les déchets, Récupérer les pièces détachées, Recycler les matières premières) et participent à la mise en œuvre d’une économie circulaire du vélo.

Les vélos abandonnés ne sont pas des déchets

Les ateliers vélo naissent souvent du refus du gaspillage et la volonté de revaloriser des vélos jetés qui peuvent être réparables ou bien de récupérer les pièces détachées.

La récupération de vélos à Concarneau par le C.R.A.D.E.

Les ateliers vélo cherchent donc à récupérer un maximum de vélos afin d’éviter qu’ils atterrissent en déchetteries. Les vélos sont ensuite diagnostiqués pour voir s’ils peuvent être remis en circulation ou bien d’être démontés pour grossir le stock de pièces détachées.

D’expérience, on constate qu’en récupérant une dizaine de vélos, on peut remettre entre six et sept vélos dans la rue. Les vélos qui sortent des ateliers sont donc fabriqués à partir d’objets (vélos et pièces détachées) abandonnés. Ainsi, leur production ne nécessite pas de nouvelles matières premières et évite l’accumulation de déchets.

Les pièces détachées sont une richesse locale

Au vingtième siècle, l’Europe produisait énormément de vélos qui sont encore en circulation. Ces vélos, de très bonne manufacture, peuvent être utilisés pendant encore de nombreuses années.

Dans les ateliers vélo, on trouve des pièces détachées qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Ce stock de pièces détachées permet de garantir sur une plus longue période l’usage des vélos. L’achat de pièces neuves et la réparation chez un vélociste pouvant très rapidement coûté plus cher que le vélo lui-même.

La mise en place d’une économie circulaire du vélo

Les ateliers vélo participent à l’éducation à l’environnement et au recyclage. Les plus jeunes comme les adultes peuvent y appréhender les gestes éco-citoyens de réduction des déchets (choix de consommation, entretien des objets, produits de seconde vie, tri, etc.).

Véritables Ressourceries spécialisées, les ateliers sont des lieux de démonstration sur la faisabilité pour une filière de mise en place d’une économie circulaire. Sur de nombreux territoires, les ateliers coopèrent avec les vélocistes qui ont une exigence de qualité plus forte vis-à-vis des déchets.

Les ateliers vélo de L’heureux Cyclage appellent à être reconnus pour leurs actions et demandent à conventionner avec les collectivités locales en charge du ramassage et du traitement des déchets pour établir une économie circulaire.

Transfert de connaissances mécaniques

Les ateliers sont des lieux d’apprentissage pour permettre à chacun de devenir autonome (ou vélonome) dans sa pratique du vélo. Cet épanouissement dans la mécanique se veut coopératif et solidaire : chacun est invité à apprendre à d’autres comment entretenir ou réparer sa bicyclette.

La méconnaissance en mécanique nuit à la pratique du vélo

De nombreux cyclistes ne savent pas réparer ou entretenir leur vélo. Quand ils ont un souci mécanique, ils risquent d’utiliser un vélo qui ne roule pas bien, se mettre en danger sur la rue et accroitre les problèmes du vélo.

Si le problème est conséquent, ces mêmes cyclistes risquent de délaisser leur vélo en attendant de trouver une personne qui peut réparer leur véhicule. Le vélo, une fois abandonné, risquerait même de se voir considérer comme un déchet sans qu’il y ait eu le moindre diagnostic.

Apprendre pour devenir vélonome

S’il y a quelques années manier les tournevis et les clef plates étaient un exercice courant, de nos jours on observe que de nombreuses personnes n’ont pas forcément eu la chance d’apprendre à bricoler. Dans de nombreuses familles, la mécanique était par ailleurs une activité plutôt confiée aux garçons privant parfois les jeunes filles de connaissances équivalentes en la matière. Ainsi, les animateurs des ateliers vélo s’appliquent à transmettent les savoirs-faire ancestraux aux filles comme aux garçons, aux jeunes comme aux plus âgés.

Le dévoilage de roue au Recycleur (Lyon)

L’objectif est de permettre à chacun de comprendre l’objet vélo et de le maîtriser un minimum en fonction des besoins (cyclistes quotidiens, voyageurs à vélo, etc.). Dans les ateliers vélo, on peut donc apprendre à entretenir son vélo, diagnostiquer les problèmes et les résoudre. Depuis les premières réparations (crevaison, réglage des freins, etc.) jusqu’au rayonnage de roues, les ateliers ont vocation à améliorer les compétences mécaniques de tous les cyclistes qui le souhaitent.

Les ateliers vélo sont ainsi des lieux d’éducation populaire qui s’inscrivent dans la démarche du "Do It Yourself" (Fais le toi même).

Les résultats déjà observés

L’Heureux Cyclage a réalisé une enquête en 2010 sur les compétences mécaniques des cyclistes. Un des premiers résultats a été le constat qu’une grande majorité des répondants ont une envie d’apprendre. Par ailleurs, les cyclistes adhérents d’un atelier vélo ont beaucoup plus de compétences mécaniques : 60% des adhérents d’ateliers sont autonomes dans les réparations, alors qu’ils ne sont que 40% chez les non-adhérents.

Niveau de qualification déclaré des répondants

Enfin, les adhérents d’atelier vélo sont des cyclistes qui ont la possibilité de mieux entretenir leur vélo. Après une panne leur vélo est réparé deux fois plus vite, ce qui leur permet de se déplacer plus fréquemment à vélo, notamment pour des trajets domicile-travail.

L’apprentissage de la mécanique est un élément essentiel pour les ateliers car il est inhérent à la logique de promotion active du vélo et s’appuie nécessairement sur du recyclage. Par ailleurs, nombreux ateliers souhaitent aller plus loin dans le développement de la vélonomie, en proposant des vélo-école pour adultes.


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