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Un atelier vélo en prison

samedi 7 janvier 2017

Le 3 octobre 2016, Rémi Guitteny (CRADE) est intervenu à la maison d’arrêt de Strasbourg en tant que membre de l’association L’Heureux Cyclage pour présenter l’intérêt du bénévolat dans les ateliers vélos en particulier et dans la vie sociale en générale.

Le témoignage de Rémi :

Suite à l’invitation de Xavier Durand, salarié d’Emmaüs Mundolsheim et encadrant de la formation à la réparation de cycles à la maison d’arrêt de Strasbourg, je suis intervenu en tant que membre de l’association L’Heureux Cyclage pour présenter l’intérêt du bénévolat dans les ateliers vélos en particulier et dans la vie sociale en générale.

Le réseau L’Heureux Cyclage est une association qui fédère les ateliers vélos participatifs et solidaires. Mon objectif était d’apporter une autre vision du rapport au corps social que la mythique insertion professionnelle en m’appuyant sur l’expérience des ateliers vélos de L’Heureux Cyclage.

L’intervention a eu lieu le 3 Octobre 2016. Elle s’est déroulée comme suit :

  • Présentation de l’intervenant : parcours de vie et expériences associatives.
  • Présentation des structures associatives : intérêt et fonctionnement.
  • Présentation du bénévolat dans les ateliers vélos : bienfait et insertion sociale.
  • Présentation du déplacement à vélo en regard du déplacement automobile.
  • Discussion sur l’acte gratuit, l’entraide en rapport avec les nécessités et contraintes professionnelles.
  • Discussion sur l’automobile et le vélo : usage et représentation.

Lors de mon intervention, j’ai retenu :

  • Un groupe attentif, respectueux de l’intervenant, mais à l’intérêt inégal.
  • Des personnes qui posent des questions, avec de bonnes interactions, une écoute, une ouverture d’esprit et une curiosité.
  • Compréhension de l’intérêt de l’activité sociale pour sortir d’un contexte(cellule, quartier, fréquentations, ...).

Suite à l’intervention, sur le temps de formation, j’ai observé :

  • Un groupe intéressé et participant à l’activité mécanique.
  • Une bonne dynamique de groupe.
  • Un respect de l’encadrement.
  • Des discussions informelles qui ne tournent qu’autour du quotidien et des conditions de détention.

Le support de la mécanique du vélo a permis d’avoir un temps de réflexions et de discussions sur la place de l’individu dans la société marchandisée.